Blog libre, politique et personnel de Monsieur Jean-Pierre Renard: Monarchiste/Gaulliste/Catholique, ancien Conseiller municipal gaulliste de Pierrefitte Sur Seine. Délégué de Debout La France pour la 2 -ème circonscription de la Seine Saint Denis. "Liberté: Je recommence ma vie. Je suis né pour te connaître, pour te nommer liberté" (Paul Eluard)
Henning von Tresckow – L’officier qui fit de sa vie un combat contre Hitler
Henning von Tresckow (1901-1944) est l’une des figures majeures de la résistance allemande au nazisme au sein même de la Wehrmacht. Général de division et brillant officier d’état-major, il fut l’un des principaux planificateurs d’attentats contre Adolf Hitler, convaincu très tôt que le régime menait l’Allemagne et l’Europe au désastre.
Issu d’une famille prussienne traditionnelle, Tresckow sert comme officier durant la Première Guerre mondiale avant d’embrasser la carrière militaire. Rapidement, il se distingue par son intelligence, son sens stratégique et son indépendance d’esprit. Dès le début des années 1940, choqué par les crimes commis à l’Est – en particulier contre les populations civiles et les Juifs –, il conclut qu’Hitler devait être éliminé.
En mars 1943, Tresckow organise l’un des attentats les plus audacieux : la fameuse « bombe de Smolensk ». Il réussit à placer un explosif à bord de l’avion transportant Hitler de retour vers Berlin. Mais l’amorce défectueuse de la bombe empêche l’explosion, et l’attentat échoue. Malgré cet échec, Tresckow continue inlassablement à préparer d’autres complots, persuadé que l’honneur de l’armée allemande exige d’agir.
Il joue également un rôle clé dans l’opération Walkyrie, le coup d’État militaire prévu en cas de mort d’Hitler. Lorsque le complot du 20 juillet 1944, mené par Claus von Stauffenberg, échoue, Tresckow comprend que tout est perdu. Pour protéger ses proches et éviter des représailles immédiates contre sa famille, il choisit de se suicider sur le front de l’Est le 21 juillet 1944.
Henning von Tresckow est resté dans l’Histoire comme l’un des esprits les plus déterminés de la résistance militaire allemande. Ses paroles avant sa mort résument son engagement : « Le monde entier tombera un jour dans le gouffre si le national-socialisme ne s’effondre pas. Après la fin de ce régime criminel, personne ne pourra dire que nous n’avons pas essayé. »