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Blog libre, politique et personnel de Monsieur Jean-Pierre Renard: Monarchiste/Gaulliste/Catholique, ancien Conseiller municipal gaulliste de Pierrefitte Sur Seine. Délégué de Debout La France pour la 2 -ème circonscription de la Seine Saint Denis. "Liberté: Je recommence ma vie. Je suis né pour te connaître, pour te nommer liberté" (Paul Eluard)

Allocution de Jacques Myard 11 novembre 2025

MESSAGE
de Jacques MYARD
Membre Honoraire du Parlement
Maire de Maisons-Laffitte
Président du Cercle Nation et République
 
12 Novembre 2025
 
Allocution de Jacques Myard
11 novembre 2025
 
14-18 sonne comme un Tocsin qui nous pétrifie.
 
Danton disait le 2 septembre 1792, « Le Tocsin qui sonne n’est point un signal d’alarme, c’est la charge sur les ennemis de la Patrie. »
C’est l’union sacrée.
 
14-18, Tocsin terrible, assaille nos esprits, blesse nos cœurs avec ses cohortes de blessés, d’estropiés, de gazés, de gueules cassés, de morts tombés au champ d’honneur.
 
Un linceul de tristesse couvre la terre où repose à jamais la jeunesse française et européenne, fauchée dans des combats meurtriers dont on a peine à imaginer la violence, la cruauté, dont on ne comprend plus le sens des sacrifices.
 
                Une seule question vient à l’esprit : pourquoi ?
On se souvient avec stupéfaction du terrible engrenage des Alliances, une machine infernale !
 
28 juin 1914, assassinat du Prince héritier François Ferdinand à Sarajevo, Guillaume II soutient immédiatement François-Joseph, empereur d’Autriche, Roi de Hongrie, contre la Serbie.
C’est à Longchamps, aux courses que le Président Poincaré reçoit une dépêche annonçant l’assassinat de l’Archiduc, il la donne à l’ambassadeur autrichien qui blême, quitte la tribune officielle.
 
5 juillet 1914, Berlin envoie à Vienne un télégramme de soutien, un « chèque en blanc » diront les historiens pour en finir avec la Serbie, dans un conflit local.
 
23 juillet 1914, l’Autriche-Hongrie envoie à la Serbie un ultimatum rédigé avec Berlin et exige que des policiers autrichiens puissent enquêter en Serbie.
 
28 juillet, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie.
1er août, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie.
3 août 1914, l’Allemagne déclare la Guerre à la France.
4 août, le Royaume-Uni entre en Guerre contre l’Allemagne à la suite de la violation de la neutralité de la Belgique par l’Allemagne
 
« Dieu merci, c’est la Grande Guerre » s’exclame le général autrichien, Victor DANKL.
 
Cette suite d’événements implacables conduisit la jeunesse française et européenne dans un holocauste, un brasier de souffrances, de sacrifices indicibles, une guerre de plus de 4 années.
 
                Au-delà de ces dates, de cet enchainement, de ce mécano des alliances, qui engendrent le conflit comme à la parade, surgit alors un mantra redoutable, un logiciel qui structure le conflit.
 
En novembre 1913, le ministre belge, diplomate en poste à Berlin, le baron Beynes, rapporte à notre ambassadeur Jules Cambon les propos du Kaiser au Roi des Belges Albert 1er en visite à Postdam.
 
« Une Guerre avec la France est INEVITABLE et prochaine ».
Jules Cambon en avertit Poincaré...
 
Inévitable dit le Kaiser, il est vrai que depuis l’odieux traité de Francfort du 10 mai 1871 qui annexe l’Alsace et une partie de la Lorraine au Reich, les relations internationales de la prétendue « Belle époque » sont marquées par de multiples concurrences entre les puissances européennes – rivalités coloniales en Tunisie, en Egypte, au Togo, au Cameroun, en Cyrénaïque ottomane.
 
                En 1897, le ministre des Affaires Étrangères allemand Von Bülow affirme :
« C’est la course pour se faire sa place au soleil ou risquer de périr. »
 
Les tensions sont multiples, les puissances se jaugent, se mesurent, se menacent. Lors de la Crise d’Agadir en 1911 entre la France et l’Allemagne, Berlin envoie une canonnière Seine Majestät Schiff Panther, la diplomatie prime cependant, les tensions retombent pour un temps.
 
Dès le début de la Guerre à Charleroi, les troupes françaises subissent de très lourdes pertes. 27 000 soldats sont tués le 22 août 1914, le jour le plus meurtrier de l’Histoire de France. Du 20 au 25 août 1914, 40 000 soldats français sont fauchés par l’artillerie allemande.
 
A Tamines, près de Namur, les Allemands exécutent plus de 380 civils belges.
C’est un crime de guerre.
 
Cette hécatombe sous le feu des mitrailleuses allemandes n’était-elle pas inévitable ?
 
Comment ne pas s’interroger sur l’« instruction sur la conduite des Grandes unités » de l’Etat major Français ?
« Article 6 l’offensive seule a des résultats positifs. »
 
C’est le credo de l’Etat major, le sacrifice de l’infanterie face aux mitrailleuses et à l’artillerie.
 
A Paris, le gouvernement apprend l’échec de Charleroi, c’est la panique, il quitte la capitale pour Bordeaux.
 
Les Armés allemandes se dirigent au sud et laissent Paris sur leur droite.
Joffre, impassible, décide avec John French qui commande le corps expéditionnaire anglais d’attaquer les Allemands.
Le Général Gallieni mobilise les taxis, les Allemands reculent.
 
Le 12 septembre 1914, c’est l’échec du Plan Schlieffen, c’est la victoire de la Marne, la Victoire de Joffre.
 
Le Général Allemand Von Kluck qui commandait la 1ère armée allemande à la bataille de la Marne confia en décembre 1918 à un journal français :
 
« On nous avait tout appris à l’école de guerre, sauf une chose :
qu’une troupe en retraite, fourbue puisse se relever, contre-attaquer et emporter la victoire. »
 
Les batailles s’enchaînent.
 
En Artois, décembre 1914, en mai 1915 et de septembre à novembre 1815.
 
« Un bruit diabolique nous entoure. On a l’impression inouïe d’une multiplication incessante de la fureur universelle.
Une tempête de battements rauques et sourds de clameur furibondes, de cris perçants de bêtes s’acharne sur la terre toute couverte de loques de fumée et où nous sommes enterrés jusqu’au cou, que le vent des obus pousse et fait tanguer. »
Henri Barbusse, le feu.
 
Au Linge, en octobre 1915.
17 000 hommes sont engloutis dans le brasier.
 
Était-ce INÉVITABLE ?
 
Le 2ème alinéa de l’article 6 des directives du grand Etat Major Français, précise :
« Les succès à la guerre ont toujours été remportés par des généraux qui ont voulu et cherché la bataille.
Ceux qui l’ont subie ont toujours été Vaincus. »
 
Sainte offensive, priez pour nous soldats morts pour la France.
 
La Somme, 1er juillet – 18 novembre 1916.
Plus d’un million de victimes dont 442 000 tués ou disparus.
 
« A quelques pas, un soldat était tombé, le corps en boule sous sa capote ouverte, comme s’il avait cherché sa blessure avant de mourir.
Un autre plus loin, semblait faire la sieste, adossé à un tronc rogné, la tête courbée sur l’épaule


 
 
 
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