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Blog libre, politique et personnel de Monsieur Jean-Pierre Renard: Monarchiste/Gaulliste/Catholique, ancien Conseiller municipal gaulliste de Pierrefitte Sur Seine. Délégué de Debout La France pour la 2 -ème circonscription de la Seine Saint Denis. "Liberté: Je recommence ma vie. Je suis né pour te connaître, pour te nommer liberté" (Paul Eluard)

Le premier soldat français tombé à Diên Biên Phu : le médecin-capitaine Jean Raymond

Le premier soldat français tombé à Diên Biên Phu : le médecin-capitaine Jean Raymond

Le 20 novembre 1953, les premières vagues de Dakotas du Groupement de transport aérien s’alignent au-dessus de la vallée de Diên Biên Phu. L’opération Castor vient de commencer. Parmi les hommes de la première vague figure le médecin-capitaine Jean Raymond, vétéran respecté du Service de santé des armées.

À 10 h 30, il saute sur la zone de largage « Natacha » avec les médecins-lieutenants parachutistes du dispositif. Quelques instants après l’atterrissage et au moment du regroupement, il est frappé par une balle. Jean Raymond devient ainsi le premier officier français tombé à Diên Biên Phu. Il venait tout juste de fêter ses 39 ans.

Sa mort provoque une vive émotion chez les jeunes médecins parachutistes qui sautaient avec lui. Tous connaissaient « l’Ancien », figuraient sous ses conseils, et respectaient profondément son expérience comme son dévouement.

Bien que les ordres interdisaient d’« user le potentiel aérien pour le transport des morts », une dérogation exceptionnelle est accordée. Son corps est évacué par hélicoptère vers Laï Chau, puis transporté en Dakota vers Hanoï.

Le 23 novembre 1953, une cérémonie religieuse est célébrée en la chapelle de l’hôpital militaire Lanessan, en présence des autorités, du personnel médical et de nombreux parachutistes. Après les honneurs militaires rendus dans l’enceinte de l’hôpital, Jean Raymond est inhumé au cimetière de la rue Sergent Larrivé, aujourd’hui rue Nguyên Công Trứ.

Son sacrifice ouvre la longue liste des pertes françaises de Diên Biên Phu et demeure l’un des symboles les plus poignants du courage discret mais essentiel des médecins parachutistes.

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