Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Blog libre, politique et personnel de Monsieur Jean-Pierre Renard: Monarchiste/Gaulliste/Catholique, ancien Conseiller municipal gaulliste de Pierrefitte Sur Seine et actuel Délégué départemental de l'Alliance Royale pour la Seine Saint Denis. "Liberté: Je recommence ma vie. Je suis né pour te connaître, pour te nommer liberté" (Paul Eluard)

Une nouvelle dédicace personnelle à mon ami pierrefittois d'origine polonaise: Michel Swiatek:

Joseph-Antoine Poniatowski, Maréchal  (1763-1813) & la belle Maria Walewska  💙🦅

On a beaucoup parlé du rôle tenu par Poniatowski à cette époque dans les amours de Napoléon et de la comtesse Walewska. Les faits sont simples. 

Dès que l’Empereur eut remarqué la belle Polonaise, tous les << patriotes>> ont voulu intervenir auprès d’elle afin de l’amener à accepter les avances du grand homme.

 Le prince Joseph chargé de lui transmettre une invitation à un bal où Napoléon désire la rencontrer ne mâche pas ses mots : << Qui sait, lui dit-il? Peut-être le Ciel se servira-t-il de vous pour rétablir la patrie ?>>Marie consent à se rendre au bal, mais refuse de danser.

 Quelques jours plus tard, l’Empereur la fait prier d’assister à un dîner qu’il présidera. Elle se dit souffrante. Poniatowski, accompagné des membres de la Commission de gouvernement réapparaît et se fait particulièrement pressant : << Tout doit céder, Madame, en vue des circonstances si hautes, si majeures pour toute une nation. Nous espérons donc que votre mal passera d’ici au déjeuner projeté, dont vous ne pourrez vous dispenser sans paraître mauvaise Polonaise>>.

Bataille de Leipzig 🦅

Le 16 octobre, à l’heure même où va s’engager la bataille de Leipzig qui décidera du sort de sa dynastie. Napoléon nomme le prince Joseph Poniatowski maréchal d’Empire. A l’annonce de cette distinction, le nouveau promu, seul étranger ayant accédé à cet honneur, ne manifeste pas la joie à laquelle on aurait pu s’attendre.

 << Quand on a le bonheur, confie-t-il à ses familiers, de commander toutes les troupes nationales, quand on a le titre unique et supérieur au maréchalat, celui de généralissime des Polonais, tout autre ne saurait me convenir. 

D’ailleurs, ma mort approche: Je veux mourir comme général polonais et non comme maréchal de France>>.

Napoléon fait appeler Poniatowski: un bref dialogue s’engage:
_ << Prince, déclare l’Empereur, vous allez défendre le faubourg du Midi et couvrir la retraite.
_ Sire, il ne me reste que bien peu de monde.
_ Peu importe! Sept mille Polonais sous vos ordres valent un corps d’armée.
_ Sire, nous sommes prêts à nous faire tuer>>.

Arrivé sur les rives de la Pleisse, Poniatowski découvre une barque sur laquelle il fait porter des grenadiers français blessés.

 Lui-même, malgré les supplications de ses soldats, refuse de se joindre à eux. Peu après, une balle l’atteint au bras. Sans descendre de cheval, il fait panser sa blessure avec un mouchoir. Son seul souci est de ne pas tomber vivant aux mains des ennemis : << Il faut mourir en brave>>, répond-il inlassablement à ceux qui l’invitent à se rendre.
Un bras en écharpe, il éperonne son cheval pour entrer dans la Pleisse qu’il parvient à traverser avec l’aide d’un capitaine français. Il se dirige alors, vers l’Elster à travers un terrain inondé occupé déjà par des tirailleurs ennemis.

 Une autre balle le frappe au côté et il tombe de cheval. Indomptable, il réclame une nouvelle monture, se fait hisser sur la selle et se lance dans les eaux de l’Elster. Au moment où il parvient sur la rive gauche et s’efforce d’en escalader la paroi rendue glissante par la pluie, une dernière balle l’atteint en pleine poitrine. On le voit tomber de sa selle, glisser sous sa monture et disparaître dans les flots boueux.

En juillet 1784, alors qu’il venait d’être nommé major dans l’armée autrichienne, il avait, à la suite d’un pari, traversé à cheval, sans encombre et avec tout son équipement, l’Elbe grossie par des pluies torrentielles. Une bohémienne, qui avait assisté à son exploit, lui avait déclaré: << Des Elbe, Herr, bist du gewoeden, doch eine Elster wird dich morden. (Seigneur, tu fus le maître de l’Elbe, mais une pie t’apportera la mort). 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article