Blog libre, politique et personnel de Monsieur Jean-Pierre Renard: Monarchiste/Gaulliste/Catholique, ancien Conseiller municipal gaulliste de Pierrefitte Sur Seine. Délégué de Debout La France pour la 2 -ème circonscription de la Seine Saint Denis. "Liberté: Je recommence ma vie. Je suis né pour te connaître, pour te nommer liberté" (Paul Eluard)
Les lanciers polonais de la Garde impériale à Wagram : l'élite de Napoléon face aux uhlans autrichiens
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Le 6 juillet 1809, au cours de la seconde journée de la bataille de Wagram, les prestigieux Chevau-légers lanciers polonais de la Garde impériale participent à l'un des plus grands affrontements de cavalerie des guerres napoléoniennes. Alors que la bataille atteint son paroxysme, ces cavaliers d'élite sont engagés pour soutenir les secteurs les plus menacés et contribuer à la victoire décisive remportée par Napoléon sur l'armée de l'archiduc Charles.
Créé en 1807 après les campagnes de Pologne, le 1er régiment de Chevau-légers lanciers polonais de la Garde impériale est composé de volontaires polonais profondément attachés à Napoléon. Beaucoup voient en lui l'homme capable de restaurer l'indépendance de leur patrie, disparue après les partages de la Pologne. Leur fidélité à l'Empereur sera totale jusqu'à la chute de l'Empire.
À Wagram, la cavalerie joue un rôle essentiel. Les vastes plaines du Marchfeld offrent un terrain idéal pour les grandes manœuvres montées. Tout au long de la journée, les cuirassiers, dragons, chasseurs à cheval, hussards et lanciers sont engagés afin de protéger l'infanterie, exploiter les percées ou repousser les contre-attaques autrichiennes.
Les lanciers polonais affrontent notamment les célèbres uhlans autrichiens, également armés de longues lances. Ces combats sont particulièrement violents. Contrairement aux charges contre l'infanterie, les affrontements entre cavaliers équipés de lances se jouent souvent à très courte distance, où la vitesse, la discipline et la cohésion des escadrons sont déterminantes.
Les Polonais se distinguent par leur remarquable maîtrise de cette arme. La lance permet de frapper l'adversaire avant le contact direct et offre un avantage considérable lors de la première collision entre deux formations montées. Leur efficacité est telle que Napoléon décide progressivement d'étendre l'utilisation de la lance à d'autres régiments de cavalerie française après les campagnes de 1809.
Tout au long de la bataille, ces cavaliers d'élite participent à la protection des mouvements de la Grande Armée. Ils couvrent les redéploiements, soutiennent les offensives de l'infanterie et contribuent à empêcher les Autrichiens de désorganiser les lignes françaises au moment où Davout déborde l'aile gauche ennemie et où la colonne de Macdonald fixe le centre autrichien.
La victoire de Wagram ouvre la voie à l'armistice de Znaïm, puis au traité de Schönbrunn du 14 octobre 1809, qui met fin à la guerre de la Cinquième Coalition. Pour les lanciers polonais, cette campagne renforce encore leur réputation d'unité d'élite. Quelques années plus tard, ils s'illustreront de nouveau lors de la campagne de Russie puis durant les derniers combats de l'Empire, restant parmi les troupes les plus fidèles à Napoléon.
L'image des Chevau-légers lanciers polonais de la Garde impériale demeure aujourd'hui l'une des plus emblématiques de la cavalerie napoléonienne. Leur bravoure, leur discipline et leur loyauté en ont fait une légende militaire, admirée bien au-delà de la France et de la Pologne.
Source de l'illustration : Henri-Louis Dupray (1841-1909) – French Imperial Guard 1st Regiment Chevau-Légers (Polish) engage Austrian Uhlans at Wagram, avec l'aimable autorisation d'Epoka Napoleońska.