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Blog libre, politique et personnel de Monsieur Jean-Pierre Renard: Monarchiste/Gaulliste/Catholique, ancien Conseiller municipal gaulliste de Pierrefitte Sur Seine. Délégué de Debout La France pour la 2 -ème circonscription de la Seine Saint Denis. "Liberté: Je recommence ma vie. Je suis né pour te connaître, pour te nommer liberté" (Paul Eluard)

Bonne année Monsieur le Président !!! 

Bonne année Monsieur le Président !!! 
À la veille de Rosh Hashana, alors que les familles juives se rassemblent dans le monde entier pour célébrer le renouveau, vous, Monsieur le Président, vous avez décidé d’offrir votre propre bénédiction de l’année à venir. Un geste solennel, diplomatique, hautement symbolique : la reconnaissance par la France d’un État palestinien. Voilà donc le cadeau que vous avez choisi d’adresser au peuple juif  à ceux qui vivent en Israël, bien sûr, mais aussi à ceux de France qui vous regardent encore avec espoir ou naïveté.
Le moment est finement choisi : quelques heures avant que résonne dans les synagogues du monde entier le son du shofar, symbole de réveil, de lucidité, de mémoire. Mais vous, c’est un tout autre son que vous avez choisi de faire entendre : celui d’un ralliement politique, d’un alignement clair, peut-être même d’une rupture historique. Car en décidant de reconnaître un État palestinien, vous avez posé un acte diplomatique : vous avez désigné un camp. Vous avez choisi, dans le tumulte de l’Histoire, de faire savoir à votre peuple et au nôtre — où se trouvent vos préférences, vos fidélités, vos amitiés.
Et malgré les discours lissés par les plumes élyséennes, nul ne peut feindre l’innocence de ce geste. Le faire aujourd’hui, au moment où des familles israéliennes pleurent encore les victimes du 7 octobre, au moment où des otages restent dans les tunnels du Hamas, calendrier. C’est une déclaration. Un message. Et ce message est clair : vous ne tenez pas à l’amitié entre la France et Israël, pas plus que vous ne tenez à préserver le peu de confiance qui restait entre votre présidence et les Juifs de France.
Car comment qualifier autrement cette initiative que comme une forme de trahison morale ? L'État palestinien que vous reconnaissez aujourd’hui, quelle est sa réalité ? Quelle est sa constitution, ses frontières, ses dirigeants légitimes, son projet de société ? Est-ce le Fatah corrompu de Ramallah, qui récompense financièrement les familles de terroristes ? Est-ce le Hamas génocidaire de Gaza, qui rêve de voir Tel Aviv rasée et les Juifs à la mer ? Est-ce une entité qui enseigne dans ses manuels scolaires la haine d’Israël et l’effacement de notre existence sur les cartes ? Voilà ce que vous avez reconnu, Monsieur le Président. Voilà ce que vous avez salué. 
Et surtout, voilà ce que vous avez nié. Car en reconnaissant un État palestinien, vous niez l’histoire d’Israël, vous niez le retour d’un peuple sur sa terre ancestrale, vous niez le droit d’un peuple à la sécurité. Vous niez aussi la réalité géopolitique actuelle : Israël, démocratique, légitime, souverain, ne disparaîtra pas. Et il n’y aura pas d’État palestinien ni sur les ruines d’Israël ni au côté d’Israël. Jamais. Ni demain, ni dans mille ans. Car nous sommes chez nous. Et nous y resterons.
Vous êtes loin, Monsieur Macron, très loin, d’être un ami d’Israël. Un ami ne parle pas en notre nom sans nous consulter. Un ami n’embrasse pas nos ennemis. Un ami ne vend pas des illusions diplomatiques aux frais du réel, du sang et des larmes. Depuis des mois, nous vous avons vu tergiverser, balancer entre des “mais” et des “et en même temps” insoutenables. Mais aujourd’hui, tout est limpide : vous avez tranché. Et ce que vous avez tranché, c’est le fil ténu qui vous reliait encore à la communauté juive.
Oh, bien sûr, vous continuerez à déposer des gerbes. Vous irez à Drancy, à Izieu, vous ferez des discours d’une beauté impeccable, écrits à l’encre des commémorations. Mais pendant que vous pleurez les morts, vous abandonnez les vivants. Vous citez les leçons du passé, tout en piétinant celles du présent.
Alors oui, merci Monsieur le Président. Merci pour ce magnifique présent de Rosh Hashana. 
Et pendant que vous remettez les clés d’un État inexistant à des héritiers de la haine, nous, nous continuons d’écrire notre avenir. Nous construisons, malgré la douleur. Nous vivons, malgré la guerre. Nous éduquons nos enfants, nous plantons, nous chantons. Nous sommes en Israël. Et nous y resterons. Que cela vous plaise ou non.
Chana Tova, Monsieur le Président. Et que cette année vous apporte, qui sait, un peu de lucidité.
Haim Berkovits 
Coordinateur d’Israel Is Forever

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