Il y a 92 ans, le 6 février 1934 Paris est en feu.
La place de la Concorde et les rues attenantes sont jonchées de débris, de pavés et même de sang.
De violents incidents opposent sur la Place de la Concorde, à Paris, les ligues de droite et les anciens combattants des Croix-de-Feu du colonel François de la Rocque, aux forces de l'ordre. Les manifestants protestent contre le gouvernement Daladier accusé de corruption et contre les scandales politico-financiers, notamment l'affaire Stavisky. Les manifestants sont rejoints par un mouvement communiste. A l'appel du colonel de La Roque, les Croix-de-feu se dispersent mais la manifestation dégénère.
Les plus déterminés décident de se diriger vers la place de la Concorde. Face à eux, les forces de l'ordre font barrage à une marée humaine.
Dans cette atmosphère prête à s’enflammer à la moindre étincelle.
La manifestation devient très tendue, lorsque le groupe tente de se rapprocher du Palais-Bourbon
De nombreux et violents combats éclatent, la police, débordée, tire sur la foule.
Au terme d’une nuit de révolte, de chaos, d’affrontements entre les émeutiers et les forces de l’ordre, on dénombre 12 morts par balle et 657 blessés parmi les manifestants et 1 mort et 1.664 blessés au sein des forces de l’ordre.
Daladier est contraint à la démission.
Les socialo-communistes crieront au danger fasciste alors qu'ils participaient à l'émeute. Cette manipulation médiatique amène, deux ans plus tard, le Front Populaire au pouvoir.