Blog libre, politique et personnel de Monsieur Jean-Pierre Renard: Monarchiste/Gaulliste/Catholique, ancien Conseiller municipal gaulliste de Pierrefitte Sur Seine. Délégué de Debout La France pour la 2 -ème circonscription de la Seine Saint Denis. "Liberté: Je recommence ma vie. Je suis né pour te connaître, pour te nommer liberté" (Paul Eluard)
Le 15 avril
- BRAGOUSE Pierre dit Saint Sauveur père, domicilié à Mayrveis, département de la Lozère, condamné à mort comme contre-révolutionnaire le 26 germinal an 2, par le tribunal criminel dudit département.
- LAPORTE Jacques domicilié à Saint Laurent-de-Murel, département de la Lozère, condamné à être déporté à vie le 26 germinal an II, par le tribunal criminel dudit département, comme complice de révoltés.
- MEYSONNIER Baptiste maréchal ferrant, domicilié à Buisson département de la Lozère, condamné à être déporté à vie, par le tribunal criminel dudit département le 26 germinal an II, comme complice de révoltés.
- MARBEUF (Yves-Alexandre DE), archevêque de Lyon en 1788. Mgr DE MARBEUF, né à Rennes, le 17 mai 1734, était fils de Claude-François de Marbeuf, président à mortier au Parlement de Bretagne, et de Marie de Kérousi. Il était neveu de Louis-Charles-René, comte de Marbeuf, maréchal de camp, qui soumit la Corse à la France, et montra une habileté remarquable dans la pacification et le gouvernement de cette île. Ecclésiastique par une vocation bien prononcée, le futur prélat devint chanoine comte de Lyon en 1752, conclaviste du cardinal de Luynes en 1758, vicaire général de Rouan, député à l’Assemblée du clergé en 1760, abbé de Saint-Jacut en 1761. Sacré évêque d’Autun, le 12 juillet 1767, il prit en personne possession de ce siège le 22 mai 1768. « Esprit, aménité, grandes manières, connaissances, et surtout ses vertus ecclésiastiques et pastorales lui valurent une influence salutaire. De nouveau député à l’Assemblée du clergé, puis ministre de la feuille des bénéfices en 1772, il la tint aussi équitablement que possible jusqu’en 1789, sauf de courtes intermittences. Toutes ces qualités lui attirèrent de nombreuses faveurs royales. L’abbaye du Bec qui lui fut donnée en 1782, le collier du Saint-Esprit qu’il reçut le 1er janvier 1785 furent les préludes de sa nomination à l’archevêché de Lyon en 1788. » Mgr de Marbeuf succédait sur le siège primatial de Lyon à Mgr Malvin de Montazet, qui avait malheureusement trop protégé les jansénistes. Ayant pris immédiatement possession de son siège et connaissant fort bien les besoins de son troupeau, il inaugura un gouvernement réparateur qui, en dilatant les âmes, leur imprima une vigoureuse énergie. Mais l’œuvre du vertueux archevêque fut bientôt interrompu par la Révolution. Loin de se décourager, il voulut être tout entier à son diocèse. Il commença par remettre au Roi la feuille des bénéfices que, depuis 1772, il administrait sagement. Lorsque l’Assemblée constituante eut voté la Constitution civile du clergé, il refusa serment schismatique. Ce refus l’obligea d’émigrer. Mais, avant de partir, et avant l’arrivée de l’évêque intrus, M. Lamourette, il régla tous les détails de juridiction avec un calme que les temps ne comportaient guère, et commit ses vicaires généraux les pouvoirs dont ils devaient user. {Communication de Melle DE Franclieu.) « Se conformant au conseil du divin Maître « Si l’on vous poursuit dans une ville, fuyez dans une autre, il alla demander à une terre étrangère la sécurité qu’il ne trouvait plus dans sa propre patrie. Il conserva sa liberté et sa vie pour défendre le troupeau au milieu duquel allait bientôt entrer le faux pasteur. De la terre d’exil, il ne cessa de correspondre avec les administrateurs de son» vaste diocèse, les entretenant des moyens de ramener les prêtres égarés, des conditions de leur réintégration dans le corps sacerdotal et de l’établissement des missions, vers l’équipe affreuse de la Terreur. Tantôt il encourage, dans ses lettres pastorales, les fidèles persécutés tantôt il adresse de fraternels reproches aux âmes pusillanimes qui trahissaient leur conscience et leur foi. » (Durieux, Tableau historique du diocèse de Lyon, p. 20.) Sa correspondance fut très active avec ses vicaires généraux, surtout avec M. Linsolas qui eut le courage de rester dans Lyon au plus fort de la Terreur, sans s’y laisser découvrir. Mgr de Marbeuf, qui s’était réfugié au château de River, en Brabant, se retira ensuite à Lubeck, dans la Basse-Saxe, où il mourut le 15 avril 1799. Nous devons signaler sur cet archevêque le beau livre de M. l’abbé Monternot et qui a été aussitôt couronné par l’Académie de Lyon.