Le sacrifice des polonais du général Sosabowski.
Il y'a 82 ans, Le 21 septembre 1944.
Les soldats polonais de la 1ere brigade indépendante de parachutistes, sont enfin parachutés, mais avec le retard de plusieurs jours la zone de largage va être difficile surtout que les Allemands les attendent, ils connaissent la zone de largage.
Une partie des avions de transport acheminant 500 parachutistes polonais rebrousse chemin, tandis que les autres, qui n’ont pas reçu le message d’annulation de la mission, continuent leur route. Ils sont pris pour cible par les canons antiaériens allemands au-dessus de la Hollande, mais réussissent à larguer les troupes polonaises.
Les Polonais n'auront pas le temps de touchée terre, la plupart se font mitraillés en l'air, ceux qui arrivent à toucher le sol sont immédiatement touchés, ce largage et sanglant.
Malgré cela le général Sosabowski rassemble les survivants pour continuer le combat.
La brigade polonaise est sacrifiée...
Les pertes de la brigade polonaise s'élèvent à 23% environ et 400 parachutistes ont été tués ou portés disparus, 80% pour la plupart blessés ont été faits prisonniers.
Le général Sosabowski deviendra l'homme de l'échec... et le général Browning exige qu'il quitte le commandement de son unité. Le 9 décembre 1944, le général Sosabowski est limogé...une injustice totale.
Le général Sosabowski exprimera avant l'opération au haut commandement toute une série de réserves quant au plan : « Effectuer un largage sur plusieurs jours plutôt que d'un seul jet est une erreur, car l'effet de surprise se trouve ainsi complètement annihilé, il est absurde de compter sur un seul bac pour faire franchir le Rhin aux assaillants ». Mais le général Browning et son état-major refusent d'accorder à ces réserves une quelconque considération.
Ce n’est qu’après sa mort qu’il obtiendra la reconnaissance qu’il mérite.
Plus de 160 soldats de la 1re Division blindée polonaise et de la 1re Brigade polonaise indépendante de parachutistes sont inhumés au champ d’honneur militaire polonais (Ettensebaan 30, Breda), le plus grand cimetière polonais de Hollande. Le commandant de la Division blindée, Stanisław Maczek, y repose également. Lorsqu’il est décédé à l’âge de 102 ans en 1994, son dernier souhait fut d’être enterré avec « ses » soldats.
Rendons hommage à ces héros souvent méconnu, rendons hommage à leurs bravoures, des hommes d'honneurs.